Article modifié le Dimanche 6 Janvier 2026 à 21h05
Si de simples bruits quotidiens (couvert tombant de la table, rire, sonnerie du téléphone, bruit d’une conversation) présentés à un volume jugé tolérable ou fort mais supportable par votre entourage, sont perçus comme désagréables voir douloureux, alors vous êtes probablement victime d’hyperacousie ou hypersensibilité au bruit.
Cette pathologie ne correspond donc pas à une perte auditive, mais à une baisse du seuil de tolérance auditive.
Elle est plus élevée chez les adolescents (bars, concerts, boîte de nuit, écouteurs dans les oreilles…), les personnes âgées, les personnes malentendantes, les acouphéniques, les autistes, et certaines professions (musiciens professionnels1 fréquemment exposés à de forts volumes sonores, étudiants en musique, enseignants)2. Elle toucherait entre 8 et 15% de la population selon les études3,4.
L’hyperacousie est une pathologie plus ou moins intense, dans laquelle 1 ou 2 oreilles perdent leur fonction d’adaptation aux sons.
Celle-ci fait principalement suite à une baisse auditive sur certaines fréquences. Cela n’a donc rien à voir avec une perception augmentée bien que la personne puisse rapporter qu’elle « entend trop » les sons quotidiens.
Elle est accompagnée très souvent par des acouphènes5 ce qui a pour effet d’augmenter la gêne ressentie6.
La difficulté clinique réside dans le fait que les personnes souffrant d’hyperacousie essaient d’éviter les sons7.
Astuce : Si vous ne voulez pas lire tout l’article, rendez-vous directement au point n°5 : Les méthodes utilisées pour s’occuper d’une hyperacousie ?
Vue d’ensemble
- Quels sont les signes d’une hyperacousie ?
- D’où vient cette sensibilité aux sons ?
- Quand dois-je consulter ?
- Comment la découvre t-on ?
- Les méthodes utilisées pour s’occuper d’une hyperacousie ?.
- Est-ce grave ?
- Quoi faire en prévention
- En bref.
1. Quels sont les signes ?
Les symptômes varient selon les individus et leur degré d’atteinte, mais incluent en général :
- Réactions physiques : Fatigue auditive, Maux de tête et nausées, Inconfort ou douleur au niveau des oreilles, de la mâchoire ou du cou en présence de sons, Vertiges, Sensation d’oreille bouchée
- Réactions émotionnelles : Évitement des endroits jugés bruyants, Irritabilité et troubles de l’humeur, stress, dépression possible dans les cas graves
- Réactions défensives : Surprotection auditive, Retrait des activités sociales, repli sur soi, isolement, refus d’aller au travail, Difficultés pour effectuer certaines tâches quotidiennes comme balayer ou conduire la voiture

- Autres troubles : Acouphènes (l’hyperacousie étant beaucoup plus fréquemment associée aux acouphènes que l’inverse8 et la détresse de ces derniers étant augmentée en présence d’hyperacousie9), troubles du sommeil (moins bon qu’en population générale11), Tensions au travail ou avec les proches
Le saviez-vous ? Il ne faut pas confondre l’hyperacousie avec la misophonie qui est l’incapacité à supporter certains bruits bien spécifiques, et généralement répétés, comme les bruits de bouche d’un proche, le tic-tac d’une horloge, le bruit d’une personne qui tape sur un clavier, etc. La misophonie n’est pas liée à l’intensité, puisque d’autres bruits à la même intensité sont facilement tolérés.
2. D’où vient cette sensibilité aux sons ?
Les causes de l’hyperacousie ne sont pas exactement connue. Un modèle8 pense que l’exposition au bruit (qui peut également causer une perte auditive) conduirait à l’hyperacousie.
Voici les éléments déclencheurs identifiés :
- Aucun évènement précédent particulier. Parfois, cela arrive.
- Traumatisme auditif : Exposition à un bruit intense (explosion, coup de fusil), Exposition prolongée au bruit lors des loisirs (concerts ou boites de nuit sans protections auditives, écoute prolongée intense de la musique avec des écouteurs) ou du travail (environnements industriels).

- Lésions ou troubles auditifs : perte auditive, acouphènes (bourdonnements d’oreille qui risque d’aggraver la dégradation de la qualité de vie). Certains spécialistes parlent d’hyperacousie de désafférentation qui viendrait d’un manque de stimulation suite à une longue privation sensorielle.
- Problèmes neurologiques : Certaines conditions, comme les migraines, les troubles neurologiques ou les traumatismes crâniens, commotion cérébrale, Paralysie faciale, déficit d’un neurotransmetteur (on parlerait d’hyperacousie métabolique).
- Facteurs psychologiques : Le stress, un choc émotionnel, l’anxiété (plus élevée qu’en population générale10), dépression (amplifie la perception de l’hyperacousie), Syndrome de stress post-traumatique.
Le saviez-vous ? Le stress peut aggraver l’hyperacousie en augmentant la sensibilité aux sons et en rendant les symptômes plus intenses (dans 91% des cas selon cette étude11). Il est donc important de connaître des techniques de gestion du stress (ex : relaxation) pour améliorer la tolérance aux bruits. Vous pouvez aussi consulter notre article sur le stress et les acouphènes.
- Autres causes : Certaines maladies (ex. maladie de Ménière), des troubles du système nerveux, effets secondaires de médicaments, personne hypersensible, TDAH, autisme.
3. Quand dois-je consulter ?
⚠️ Attention : Plus elle est prise en charge tôt, plus il est possible d’éviter que l’hyper-acousie ne s’installe, ne s’aggrave et n’impacte la qualité de vie du patient.
Il est recommandé de consulter votre médecin traitant qui pourra vous orienter vers un oto-rhino-laryngologiste (ORL) dès que vous remarquez des perturbations sur votre qualité de vie à cause d’une sensibilité accrue aux sons, comme par exemple :
- Vous trouvez que des sons anciennement tolérables sont devenus désagréables, voir douloureux ;
- Votre sommeil est dégradé à cause de sons dont vous ne faisiez pas cas auparavant ;
- Vous ressentez de l’anxiété avant de vous rendre dans certains lieux publics ou privés ;
- Vous ou vos proches avez remarqué que vous sortiez moins souvent et évitiez certaines interactions sociales à cause du bruit ;
- Depuis que vous prenez un médicament, vous trouvez que les bruits vous dérangent plus qu’avant.

Cette consultation permettra d’éliminer toute autre pathologie médicale pouvant générer cette sensibilité au son et d’éventuellement s’occuper d’une prise en charge de l’état général, du stress et de l’anxiété mais aussi du sommeil sera indiquée.
Le saviez-vous ? Vous avez tellement peur du bruit que vous portez en permanence des bouchons d’oreille ? Vous ne prenez plus les transports en commun ? L’idée même d’aller faire des courses dans un centre commercial ou d’assister à une fête de famille vous rend malade ? La phonophobie est une des conséquences les plus graves de l’hyperacousie. Le patient développe peu à peu une phobie du son qui se traduit par une hypervigilance excessive. À terme, elle peut même conduire à une exclusion sociale.
4. Comment la confirme-t-on ?
En général chez un ORL ou un audioprothésiste, disposant du matériel audiologique nécessaire, suite à :
- un questionnaire préliminaire permet de rechercher les causes probables, comprendre le degré de gêne, et éventuellement de vous conseiller sur certaines mauvaises habitudes pouvant venir accentuer le problème existant
- des tests auditifs pour évaluer une perte d’audition associée (souvent il n’y en a pas) et tester les seuils d’inconfort de manière sécurisée

- si nécessaire, le médecin peut faire une évaluation psychologique pour identifier des facteurs associés comme le stress ou d’autres tests audiométriques.
5. Les méthodes utilisées pour s’occuper d’une hyperacousie ?
Bien que de nombreuses études aient été menées pour trouver une thérapie pour l’hyperacousie, il n’existe aucun médicament ou thérapie universellement acceptée pour guérir l’hyperacousie12.
Toutefois, des moyens thérapeutiques permettent de réduire le malaise et d’améliorer la qualité de vie des personnes concernées. Il est même possible chez certaines personnes d’améliorer les seuils d’inconfort au point qu’elles ne se sentent plus gênées dans les situations de tous les jours.
Chez Acoustico, nous pensons qu’une approche pluridisciplinaire est souvent la plus efficace :
A faire à votre niveau
- Utiliser des protections auditive à bon escient : utiles dans les situations réellement bruyantes, lorsque vous tondez la pelouse par exemple. Mais compter sur eux trop longtemps et souvent rendra tes oreilles encore plus sensibles aux bruits forts. Utilisez-les dans les situations dangereuses suivantes :

- Se créer un endroit sûr pour se recentrer émotionnellement : il doit comporter un minimum de sons déclencheurs (matériaux insonorisant, rideaux épais, objets bruyants retirés, tapis, fenêtre fermée avec double vitrage), permet de minimiser votre inconfort donc votre stress. Cela permet de conserver un sentiment de contrôle et une meilleure gestion émotionnelle. Il ne faut pour autant pas s’y cloîtrer, pour éviter la surprotection.
- Éviter la surprotection auditive : vos oreilles s’ajustent comme vos yeux à la lumière. Si vous aviez l’habitude de vivre dans une grotte toute la journée, cela risquerait d’être difficile de ressortir en pleine lumière du jour. C’est pareil pour les oreilles. En s’isolant du bruit pendant une trop longue période, vous allez devenir plus sensible aux bruits. Évitez donc de le faire pour les bruits peu intenses du quotidien (sauf cas particulier d’hyper-acousie douloureuse).
La saviez-vous ? Il existe un cas particulier : l’hyperacousie douloureuse. Celle-ci rend les situations courantes insupportables, avec des seuils de douleur très bas (aux alentours des 60 dB là où une oreille normale se situe plutôt vers 120 dB). Pour savoir si vous êtes atteint(e) de cette pathologie, voici quelques signes : douleur vive à l’écoute de certains sons qui ne dérange pas la plupart des gens (décrite sous forme de brûlure 81 %, de picotement 77 %, de pulsation 73 % et de pincement 54 %)17, sensation quasi-permanente de congestion de l’oreille, inflammation chronique de l’oreille interne, maux de tête de plus en plus présents, isolement social et troubles anxieux. Consultez et faites-vous aider.
- Veuillez à respecter un rituel d’endormissement pour favoriser votre sommeil.

- Dans la mesure du possible, pensez à réduire votre exposition à la pollution atmosphérique, à la fumée de cigarette et à d’autres irritants.
- Accompagnement associatif : Parler de sa pathologie avec d’autres personnes concernées peut être extrêmement bénéfique. Par exemple le groupe de parole suivant sur Facebook : Acouphènes invalidants, acouphènes pulsatiles, hyperacousie. | Facebook
Travail de rééducation sonore
Il s’agit du principal traitement de l’hyperacousie qui consiste à stimuler le système auditif par des sons de façon à désensibiliser progressivement l’hyperréactivité des voies auditives :
- Appareils auditifs avec programme de désensibilisation graduelle : entraînement permettant de rendre plus tolérant le système auditif face aux sons de l’environnement selon la thérapie d’habituation via la TRT14. Le cerveau qui associe le son à une réaction négative le fait par réflexe inconscient. Il faut donc le rééduquer pour changer ce réflexe pour une réaction plus neutre. Il est possible de mettre à profit le sommeil pour cette thérapie si la personne n’a pas de problème pour dormir. Avec enrichissement sonore par génération de bruits positifs ou neutres : vous pourrez gérer leur type, leur intensité et vous exposer progressivement à plus de sons, preuve que les choses s’améliorent.

- Enrichir l’environnement sonore avec n’importe quel son ressenti comme neutre ou positif (musique ou télévision à volume raisonnable, ventilateur ou climatisation, fontaine d’eau, générateur de bruit). Le but ici est d’éviter le silence pour que vos oreilles se réajustent en diminuant l’hypersensibilité auditive. Dans cette étude, des stimuli initialement considérés comme trop forts devenaient confortables après quelques semaines de stimulation acoustique15.
- De manière plus générale, il vaut mieux réduire le bruit sans s’isoler. Si le son dérangeant est supportable, plutôt que de vous retirer, préférez vous éloigner petit à petit jusqu’à obtenir un volume plus acceptable.
Autres solutions médicales et paramédicales
- Une opération existe qui avec les dernières techniques aurait un taux de réussite de 80 % pour l’amélioration de la tolérance au bruit. L’amélioration des symptômes d’hyperacousie après l’intervention est significative et se maintient jusqu’à deux ans après l’opération initiale16. Un risque faible d’atteinte au niveau de l’audition subsiste malgré tout.
- Séances d’ostéopathie si recommandée par le médecin.
- Se faire suivre psychologiquement si besoin avec recours au traitement médicamenteux pour gérer le stress et l’anxiété. Et l’étude démontre que la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) peut réduire efficacement la détresse liée aux acouphènes, à l’hyperacousie et à la misophonie19.
- Apprendre à gérer le stress et l’anxiété par des techniques de relaxation, respiration, sophrologie, pleine conscience, yoga : toutes ces techniques peuvent vous aider à vous sentir plus calme, à réduire le stress et à vous mettre dans un état d’esprit plus positif, ce qui vous permettra de mieux gérer vos réactions aux bruits. Pour être accompagné(e), nous pouvons vous recommander des professionnels.
La respiration en particulier permet de ralentir ton rythme cardiaque17, de calmer les pensées agitées avec un contrôle émotionnel17, améliore l’humeur et le taux de cortisol18.


6. Est-ce grave ?
L’hyperacousie, lorsqu’elle est reconnue, n’est souvent pas considérée comme grave, si on entend par grave un risque pour la vie. Pourtant, elle a souvent un impact réel sur la qualité de vie de la personne touchée et peut potentiellement déboucher sur des conséquences très handicapantes.
Normalement, cette pathologie ne devrait pas être grave si la personne se prend en main, se fait diagnostiquer au début des symptômes et trouve les professionnels adéquats pour s’occuper d’elle. D’autant que nous avons vu les nombreuses possibilités pour agir et retrouver un meilleur confort de vie.
Le cas de l’hyperacousie douloureuse, est quant à lui, un peu à part. L’approche pluridisciplinaire sera dans ce cas particulièrement indiqué.
De plus, une hyperacousie sévère peut déboucher sur une phonophobie, la peur des sons. Il ne s’agit alors plus seulement d’un trouble auditif comme dans l’hyperacousie, mais d’une réelle phobie. C’est une autre raison qui pousse à affirmer qu’il faut se faire aider rapidement et dans l’idéal, ne pas attendre d’être enfermé(e) à la maison tous les jours pour réagir.
7. Quoi faire en prévention ?
Il n’est pas possible de prévenir tous les types d’hyperacousie.
Ceci dit, on pense que les lésions acoustiques secondaires à une exposition à des bruits nocifs constituent une cause majeure d’hyperacousie acquise chez l’adulte (Jahn, 2022).

Évitez donc de vous exposer à des volumes sonores trop élevés. En effet, ceux-ci peuvent vous déclencher une hyperacousie et/ou des acouphènes, en plus d’abîmer votre audition, entraînant une dégradation de votre qualité de vie.
En cas de doute, un sonomètre peut aider à mesurer les situations sonores dangereuses, que ce soit sur un lieu de travail ou à domicile. Des applications existent sur votre smartphone comme SPL Pro pour iOS, ou Sound Meter pour Android.
Il est recommandé de porter des protections auditives si vous travaillez en milieu bruyant, si vous êtes musicien ou aimez aller en concerts, si vous assistez à des sports mécaniques ou que vous assistez à des circuits de course, faites du tir, ou travaillez à l’atelier avec des machines bruyantes (ex. scie circulaire, tondeuse).
Et pensez aussi à limiter le volume de vos écouteurs lorsque vous écoutez de la musique, sans oublier de faire des pauses régulièrement pour vos oreilles.
Le saviez-vous ? Parce que de la désinformation et d’autres fausses affirmations à propos de l’hyperacousie ont été trouvées sur plusieurs plateformes de médias sociaux en particulier
les pages Facebook et YouTube21, vous devriez faire attention à bien sélectionner vos sources d’information médicales. N’hésitez pas à consulter différents sites, en particulier ceux disposant de sources scientifiques affichées que vous pourrez vérifier par vous-même.
8. En bref
Souvent liée à des traumatismes acoustiques, l’hyperacousie est une hypersensibilité aux sons qui peut avoir un impact significatif sur la vie quotidienne (réduction de la concentration dans le bruit20, fatigue, maux de tête, douleur, isolement social).
Bien qu’elle soit difficile à vivre, une prise en charge adaptée (médicale, thérapeutique ou psychologique) peut améliorer la qualité de vie des personnes concernées, voir pour certains, enrayer le phénomène afin de pouvoir mener pleinement sa vie.
Si vous ou un proche présentez des symptômes, consultez un professionnel de l’audition sans tarder. Il évaluera votre audition, votre niveau d’inconfort et vérifiera si votre système auditif peut être en cause.
Cette évaluation permettra de vous faire un plan d’intervention personnalisé selon le degré d’hyperacousie, voir de vous rediriger vers d’autres professionnels si besoin.
Avertissement : Ce résumé est informatif et à visée éducative. Il ne remplace pas un avis médical. En cas de doute, consultez un professionnel de santé.
Études scientifiques citées dans cet article pour référence :
- Hearing Loss, Tinnitus, Hyperacusis and Diplacusis in Professional Musicians. A Systematic Review. Arianna di Stadio et Al. (2018)
- Prevalence of Hyperacusis in the General and Special Populations: A Scoping Review. Jing Ren et Al. (2021)
- Hyperacusis: demographic, audiological, and clinical characteristics of patients at the ENT department. Laure Jacquemin et Al. (2022)
- Hyperacousie : mise au point pour le médecin du travail. L. Coates (2015)
- The relationship of tinnitus, hyperacusis, and hearing loss. Jeffrey J. Nelson et Kejian Chen (2004)
- Noise Sensitivity or hyperacusis? Comparing the Weinstein and Khalfa questionnaires in a Community and a Clinical samples. Charlotte Bigras et Al. (2024)
- Characteristics of hyperacusis in the general population. Johan Paulin et al. (2016)
- A unified theory for the development of tinnitus and hyperacusis based on associative plasticity in the dorsal cochlear nucleus. Holger Schulze et Achim Schilling (2024)
- Clinical Findings That Differentiate Co-Occurrence of Hyperacusis and Tinnitus from Tinnitus Alone.
Seung-Ho Shin et Al. (2022) - Hyperacusis: major research questions. David M. Baguley et Derek James Hoare (2018)
- Complaints of People with Hyperacusis. Jia Ke et Al. (2020)
- Clinical interventions for hyperacusis in adults : A scoping review to assess the current position and determine priorities for research. Kathryn Fackrell et al. (2017)
- Clinical phenotype and management of sound-induced pain: Insights from adults with pain hyperacusis. Kelly N. Jahn et Al. (2024)
- Sound Therapy to Reduce Auditory Gain for Hyperacusis and Tinnitus. James A. Henry (2022)
- Enriched acoustic environment rescales auditory sensitivity. Arnaud Jean Noreña et Sylviane Chery-Croze (2007)
- Minimally Invasive Surgery for the Treatment of Hyperacusis. Herbert silverstein (2016)
- How Breath-Control Can Change Your Life: A Systematic Review on Psycho-Physiological Correlates of Slow Breathing. Andrea Zaccaro et Al. (2018)
- The Effect of Diaphragmatic Breathing on Attention, Negative Affect and Stress in Healthy Adults. Xiao Ma et Al. (2017)
- Cognitive behaviour therapy for hyperacusis: a randomized controlled trial. Linda Jüris et al. (2014)
- The effect of noise on concentration for people with and without hyperacusis. Nao Hodoshima (2024)
- Hyperacusis and social media trends. Aniruddha K. Deshpande et Al. (2019)


Leave a Reply