Les effets positifs et négatifs de la musique

Article modifié le 12 Décembre 2025 à 22h05

Temps de lecture complet : 11 min

A partir de 3 ans et 6 mois, l’enfant peut modifier son rythme spontané de frappe pour l’accélérer ou le ralentir, en fonction des stimulations extérieures perçues (pour peu que le rythme diffère de plus de 20%)1.

La musique agit donc directement sur notre corps dès un très jeune âge. Elle est omniprésente dans les cultures humaines, principalement en raison de son pouvoir d’évoquer, de nous faire plaisir, de nous amuser, de nous faire danser et de réguler les émotions. C’est un art qui permet à l’Homme de s’exprimer grâce à une mélodie, un rythme et des paroles sur des sujets personnels ou d’actualité.

Plusieurs études basées sur les neurosciences ont observé les effets positifs qu’a la musique sur le cerveau humain, alors que d’autres ont rapportés les impacts négatifs.

Sans oublier qu’elle peut aussi être utilisée dans un but thérapeutique via la musicothérapie, en jouant sur les différents sons, leur rythme, leur mélodie ou l’harmonie.

Faisons le point sur ses différents effets reconnus.

Vue d’ensemble

  1. Impact de la musique sur le cerveau humain
  2. Quels sont les effets négatifs de la musique ?
    1. Sur la performance au travail
    2. Sur la destruction de l’audition à niveau élevé ou prolongée
    3. Sur l’humeur et la dépression
    4. Sur l’influence du choix de nourriture
    5. Sur la dégradation de l’audition à cause des sons compressés
    6. Sur la dépendance
    7. Sur la consommation de substances
  3. Quels sont les effets positifs de la musique ?
    1. Sur la mémoire verbale, la concentration et l’apprentissage
    2. Sur la performance en arithmétique
    3. Sur les personnes malades
    4. Sur la médecine douce
    5. Sur la créativité
    6. Sur l’anxiété, la dépression et l’humeur
    7. Sur le sommeil et la relaxation
    8. Sur le sport
    9. Sur les relations de coopération
    10. Sur les sensations fortes
    11. Sur l’estime de soi
    12. Sur l’amitié et le sentiment d’appartenance
  4. Comment utiliser la musique au quotidien ?
  5. En bref

Tout au long de la vie, nous avons des expériences auditives, et cela commence dès que les nourrissons se trouvent dans le ventre de leur mère, aux environs de 6 mois de gestation2. Il se souviendra de la voix de sa mère dès la naissance, en plus des berceuses entendues lors de la gestation.

Dessin d'un foetus écoutant la musique dans le ventre de sa mère

Aujourd’hui, nous savons que l’information sonore se déplace de nombreuses fois dans les deux hémisphères et que la musique active ainsi une grande partie du cerveau humain. Mieux encore, l’information musicale active pratiquement tous les circuits neurologiques du cerveau lorsque l’on écoute de la musique.

L’étude de Liila Taruffi et al.3 explore l’influence de la musique triste et de la musique joyeuse sur l’errance mentale et ses mécanismes neuronaux sous-jacents. L’errance mentale est une forme de pensée auto-générée, qui survient lorsque vous écoutez un morceau de musique et que votre esprit n’est plus dans la musique et qu’il s’échappe du contexte pour finalement vous emporter à l’intérieur de vous-même, vos pensées errent. C’est un phénomène naturel et cela explique pourquoi la musique mélancolique nous procure parfois un plaisir surprenant.

Les êtres humains passent beaucoup de temps à la rêverie, au vagabondage de la pensée, principalement sur des questions d’importance personnelle, de relations sociales, de souvenirs autobiographiques, de planification de l’avenir, de pensées existentielles.

L’errance de la pensée est associée à des effets positifs en facilitant la résolution créative de problème4, en retardant la gratification5, mais aussi à des effets négatifs tels que la perturbation de l’exécution des tâches, le fait d’être distrait. L’errance mentale est soutenue par un ensemble de régions cérébrales actives pendant les phases de repos, appelées Réseau en mode par défaut6,7. Malgré une recherche dense sur l’errance mentale et les émotions musicales8,9 au cours de ces dernières années, on ne sait pas encore si la musique triste et/ou joyeuse peut moduler l’errance mentale.

Symbolisation de l'errance mentale par un garçon fermant les yeux et entouré des nuages

Les 3 expériences de l’étude de Liila Taruffi ont cependant mis en évidence que la musique triste produisait une réponse plus robuste dans le réseau cérébral « en mode par défaut », par rapport à la musique joyeuse. Cela reflète le fait que les participants en écoutant de la musique triste retirent leur attention du moment présent pour se centrer sur leur propre réflexion, sur leurs propres pensées. Le tempo peut influencer davantage l’errance mentale, la musique lente est associée à une errance accrue.

Ces résultats suggèrent que l’expérience émotionnelle qui sous-tend la musique triste, souvent décrite par les auditeurs comme mélancolique mais agréable, façonne l’errance mentale d’une manière unique, qualitativement non identique à l’errance mentale déclenchée par une humeur négative « quotidienne », ce que l’on peut retrouver par exemple dans une dépression.

Sur un autre plan, les chercheurs rapportent que la musique triste ou joyeuse a généré beaucoup plus d’images que de mots, montrant un lien fort entre l’imagerie mentale visuelle et le traitement de la musique. Cette constatation concorde avec les résultats d’études antérieures10 115 qui ont rapporté des activations dans le cortex visuel primaire pendant l’écoute musicale et avec la prédominance de l’imagerie mentale visuelle pendant l’état de repos12 13.

Pendant la musique joyeuse, au contraire, les auditeurs se concentrent davantage sur la musique elle-même et montrent des niveaux réduits d’errance mentale.

Ces résultats mettent en évidence la capacité de la musique à déclencher des processus mentaux spécifiques en fonction de la tonalité émotionnelle.

a. Sur la performance au travail

Si la musique est trop élevée, elle pourrait bloquer la pensée créative, en donnant au cerveau trop d’informations à traiter.

Homme au travail qui n'en peut plus et se bouche les oreilles

De même pour les chansons connues peuvent inciter à fredonner la mélodie, battre le rythme et ainsi détourner l’attention. Ceci va diviser les ressources cérébrales (votre cerveau doit traiter à la fois les paroles et les notes de musique) et pourrait nuire à la performance au travail14. La probabilité que la musique de fond affecte l’attention du testeur est susceptible d’augmenter avec le degré auquel le testeur aime ou n’aime pas la musique, ce qui rendra difficile la concentration sur une tâche précise ou la conversation avec vos collègues, car votre cerveau est occupé à traiter la musique en même temps.

Le saviez-vous ? Il est important de ne pas choisir une musique que les travailleurs aiment beaucoup ou détestent vraiment lors de la sélection de la musique de fond afin d’éviter d’affecter négativement la concentration des travailleurs.

Des études montrent que l’écoute de musique avec des paroles peut être particulièrement distrayante pour les tâches qui nécessitent une concentration. En revanche, la musique instrumentale à volume raisonnable pourrait être bénéfique pour certains types de travail, car elle peut aider à créer une ambiance propice à la concentration.

b. Sur la destruction de l’audition à niveau élevé ou prolongée

Avec toute la technologie portable qui nous entoure ; des smartphone en passant par les casques nomades, nous avons bien souvent tendance à écouter la musique de façon prolongée et aussi avec un volume sonore assez élevé. Trop intense, le son va venir détruire les cellules ciliées de votre oreille interne, au nombre d’environ 16000 à la naissance pour toute votre vie. Le problème, c’est que contrairement aux cellules de peau qui repoussent, leur destruction est définitive. Et ce ne sera pas seulement votre oreille interne qui sera impactée, mais aussi votre cortex auditif15.

Illustration du bruit avec un chasseur, un guitariste et des amis dans un bar à cocktails

De la même manière pour l’écoute prolongée. Peut-être n’écoutez vous pas très fort votre musique, mais juste de manière forte. Cependant si vous vous endormez avec vos écouteurs dans les oreilles ou si vous écoutez de la musique plusieurs heures sans pauses. La fatigue auditive fera que la destruction aura lieu aussi comme si la musique avait été très forte sur un court laps de temps.

D.R. Hanson et R.W. Fearn16 et son équipe ont trouvé des pertes auditives significatives chez les étudiants qui assistaient fréquemment à des spectacles de musique pop, par rapport à un groupe témoin. Des pertes associées à un emploi de vacances dans un environnement bruyant ou à une exposition à des tirs d’armes à feu ont également été identifiées. Ces pertes n’étaient pas reconnues avant l’enquête et indiquent la nécessité de plus d’actions préventives auprès du jeune public.

Sans compter qu’en plus de créer une perte auditive permanente, vous pourriez aussi développer des acouphènes (bourdonnement ou sifflement d’oreille), ainsi qu’une intolérance aux bruits ambiants. Ces derniers peuvent même causer de l’anxiété et de la dépression chez certaines personnes.

Le saviez-vous ? Il existe des solutions pour éviter la destruction. Utilisez des écouteurs ou des casques qui isolent du bruit extérieur pour réduire le volume et limiter le temps d’écoute. Il est recommandé d’appliquer la règle des 60/60 soit écouter la musique pendant 60 minutes à 60% de l’échelle de volume du système d’écoute maximum. De même en concert ou équivalent, pensez à porter des bouchons de protection.

c. Sur l’humeur et la dépression

L’utilisation saine de la musique suit en général notre humeur du moment et notre subconscient. Lorsque l’on est heureux, on va plutôt écouter des musiques entraînantes et positives, mais si l’on est triste ce sera l’inverse. Pourtant nous sommes nombreux à savoir que lorsqu’on est triste, le mieux, c’est d’écouter de la musique entraînante ou des chansons aux paroles positives.

Jeune femme qui se prend la tête entre les mains et paraît dépressive

Bien que la musique puisse aider à nous soulager, elle peut également causer du stress et de l’anxiété chez certaines personnes. Il a été démontré que la dépression, par exemple, est liée à une utilisation de la musique caractérisée par la rumination, l’évitement, l’intensification des émotions négatives et l’aggravation de l’humeur17.

Les résultats d’une étude18 ont révélé que les personnes souffrant de dépression étaient plus susceptibles de s’engager dans une « rumination de groupe » en utilisant de la musique. Ces personnes dont le style d’adaptation à la musique est généralement inadapté ont tendance à faire état de résultats négatifs à la fois lorsqu’elles écoutent de la musique seules et lorsqu’elles participent à des interactions de groupe autour de la musique. Il semble que cela soit dû au fait que ces personnes soient plus susceptibles de ruminer avec la musique, c’est-à-dire d’utiliser la musique à la fois pour intensifier l’affect négatif et pour se concentrer sur les pensées et les souvenirs négatifs.

Il existe aussi une autre source de problème : le contenu de la musique. Celui-ci peut induire ou exacerber des émotions et des comportements négatifs. Par exemple, les paroles contenant de la violence, du sexe, de la discrimination et de la négativité peuvent avoir une influence négative sur les adolescents19en causant de l’anxiété et du stress. Des études ont démontré que les jeunes interprètent et intériorisent souvent les paroles plus que les adultes ; ils sont donc plus sensibles à ces influences négatives que les adultes20.

d. Sur l’influence du choix de nourriture

Cela paraît fou, mais selon une étude américaine21, l’intensité sonore de la musique d’ambiance risque de modifier ce que nous mangeons au restaurant. Ils ont démontré que lorsque la musique est forte, le nombre de clients qui commandent des plats plus gras est 10 % plus important que lorsque le volume musical est modéré. En cause, le niveau de stress qui monterait dans une telle situation, entraînant une réaction de commande d’aliments qui rassurent, qui le plus souvent sont gras, salés ou sucrés.

Milieu de table représentant un bon repas avec ambiance festive d'une main qui attrape un verre d'alcool

Fort heureusement, l’inverse est vrai : si le restaurant diffuse de la musique douce, les clients seront pleinement conscients de leurs choix alimentaires et auront plus de chances de se tourner vers des plats généralement plus sains.

e. Sur la dégradation de l’audition à cause des sons compressés

Cela fait une trentaine d’années que nos oreilles sont habituées à ces sons compressés, que l’on retrouve à la radio, au téléphone, à la télévision, dans les jouets musicaux, les jeux vidéo ou sur la plupart des formats audio comme le MP3. Bref, ils sont partout !

Le problème, c’est que le grand public ne peut pas identifier à l’oreille une musique compressée. Et ainsi compressés, les sons que nous entendons ne comportent plus les pauses pourtant nécessaires au repos de l’oreille et du cerveau et nous fait perdre les nuances fines. Alors qu’un son naturel et modulé comporte des nuances, des pauses, des respirations, essentiels pour l’oreille comme pour le psychisme, les sons compressés n’accordent aucun repos pour nos oreilles. Or nos oreilles ont besoin de ces contrastes sonores. Quand nous en sommes privés, nous avons inconsciemment tendance à mettre le volume plus fort.

Une étude récente22 menée chez 90 cochons d’inde exposés à ce type de musique pendant 4 heures au niveau maximum légal soit 102 dBA, comparé à des cobayes exposés à la même dose de musique non compressée, a constaté pendant quelques jours l’abolition du réflexe protecteur des muscles de l’oreille moyenne. Ceci pourrait expliquer en partie la fatigue constatés chez certains télétravailleurs subissant de longues réunions en visioconférence et se plaignant de sons fatiguant donnant mal à la tête.

Femme au travail fatiguée qui se prend la tête d'une main

On suspecte aussi que l’exposition prolongée à de tels sons rendraient plus sensible aux sons forts et qu’ils pourraient provoquer des acouphènes. Mais pour l’instant aucune étude sérieuse ne vient confirmer ces hypothèses.

Tant qu’il n’existe pas de label garantissant un son moins compressé ponctué de pauses de quelques millisecondes, vous devrez prendre quelques mesures de bon sens :

  • pensez à diminuer le volume de votre casque audio ou de votre enceinte.
  • vous pourriez aussi choisir de la musique « haute fidélité »(exemple : SACD, DSD ou des musiques Hi-Res), mais cela ne garantit toutefois pas qu’il n’y ait aucune compression.
  • l’utilisation d’un casque d’écoute à réduction active du bruit peut aussi favoriser l’écoute à bas niveaux.
  • vous pourriez aussi réapprendre à votre oreille en pratiquant un instrument de musique acoustique ou le chant dans une chorale.
  • à moins que vous ne préfériez réhabiliter votre bon vieux lecteur de vinyle. Il en existe des modèles modernisés.

f. Sur la dépendance

Si vous souhaitez vivre une vie riche et épanouie, vous aurez besoin de compétences dans de nombreux domaines, comme l’apprentissage des langues, l’enrichissement des connaissances via la lecture de livre, la découverte de documentaire, la visite de musées, l’apprentissage de la cuisine, de la couture, du jardinage, ou encore du bricolage. Même apprécier la musique à sa juste valeur nécessite du temps et un certain apprentissage.

Mais comment pourriez-vous prendre le temps de faire tout cela si vous passez tout votre temps libre à regarder des clips de musique sur Youtube, à la télévision ou en Réalité Virtuelle comme certaines personnes ? La musique est de plus en plus consommée devant un écran et si on l’associe à notre dépendance aux écrans, cela peut devenir un véritable problème.

Homme absorbé par son casque de réalité virtuelle sur son canapé

27 études23 examinant l’impact du temps passé devant un écran sur divers aspects du développement de l’enfant, ont montré qu’un temps d’écran excessif était associé à des résultats négatifs dans tous ces domaines : impact négatif sur le développement de l’attention, du langage, de la mémoire, de la motricité, un risque accru d’obésité, une réduction de l’activité physique, des troubles du sommeil, ainsi qu’à des problèmes sociaux (agressivité et hyperactivité) et émotionnels (anxiété et dépression). Et l’on sait que des enfants qui rencontrent des problèmes socio-émotionnels sont plus susceptibles de se tourner vers les écrans, créant ainsi un cercle vicieux.

Bien que la dépendance à la musique ne soit pas reconnue comme un trouble mental officiel, certaines personnes peuvent développer une relation problématique avec la musique, en l’écoutant de manière excessive et compulsive. Et si vous rentrez dans le schéma décrit juste avant (tv + musique toute la journée), alors vous prenez le risque de devenir dépendant et surtout ignare, car vous ne faites plus que regarder des écrans.

Comme pour toute chose, l’écoute de la musique est une bonne chose, mais nécessite de la mesure.

g. Sur la consommation de substances

Selon une étude de 201524, 43 % des 143 personnes recevant un traitement pour un trouble lié à la consommation de substances ont associé un type de musique spécifique à un plus grand désir de consommer des substances. Pour certaines personnes, le fait de consommer certains produits comme l’alcool ou l’ecstasy améliorerait leur expérience de la musique.

Main tenant des médicaments

Dans le même temps, la plupart des participants à l’étude ont également déclaré que la musique avait joué un rôle important dans leur rétablissement.

Le saviez-vous ? Si vous vous sentez attiré par un type de musique spécifique qui déclenche également un désir de consommer des substances problématiques pour votre santé, envisagez de d’examiner de plus près ce lien et si besoin recherchez de l’aide auprès d’un psychologue expert en TCC ou de séances de musicothérapie.

Il est important de noter que les effets négatifs ci-dessus ne s’appliquent pas à tout le monde et que l’écoute de musique peut avoir des effets bénéfiques sur le cerveau et les émotions dans de nombreux cas.

Cependant, il est important de prendre en compte ces facteurs lors de l’écoute de musique. Certaines chansons pourraient, par exemple, vous rappeler des instants uniques très particuliers de votre vie : votre premier amour, l’insouciance d’une scène de vacances, mais aussi potentiellement un moment douloureux comme une séparation, entraînant tristesse ou mélancolie.

a. Sur la mémoire verbale, la concentration et l’apprentissage

N’avez-vous jamais eu des souvenirs qui revenaient au moment d’écouter certaines chansons particulières ? De nombreux scientifiques l’affirment : la musique agirait comme un super stimulateur qui activerait de larges zones du cerveau, dont en particulier celles en charge de l’émotion, du mouvement et de la mémoire. Elle serait même plus puissante que les photos pour faire ressurgir des souvenirs personnels !

Partage de souvenirs à travers des photos de famille

D’après une étude réalisée en 2003 par des chercheurs de Hong-Kong21, les jeunes ayant suivi une formation musicale auraient une meilleure mémoire verbale que ceux ne l’ayant pas suivi, et ce d’autant plus que leur formation aurait été longue. En effet, la densité de neurones des hippocampes du cerveau est augmentée chez les musiciens par rapport à des non-musiciens, et cette augmentation est corrélée avec le nombre d’années de pratique de la musique58, 59. Une étude de 201726 suggère que l’entraînement musical modulerait la synchronisation corticale des réseaux neuronaux impliqués dans la formation de la mémoire verbale. En effet, l’épaisseur du corps calleux entre les deux hémisphère est plus importante que ceux qui n’ont pas fait de musique.

La musique est aussi utilisée dans certaines techniques d’apprentissage, par exemple les jeunes enfants apprennent l’alphabet, en musique et en chantant. Comme la musique active plusieurs parties de leur cerveau simultanément – la mémoire, l’attention, la motricité et l’émotion – elle créée ainsi une expérience d’apprentissage multisensorielle et peut s’associer à un apprentissage, le rendant plus efficace.

Par contre, pour ce qui serait d’écouter de la musique pendant que l’on étudierait, une étude27 conclue que cela a un effet positif sur certains étudiants, négatif sur d’autres et aucun effet sur le reste. D’où ce que l’on a pu observer chez les étudiants : certains aiment travailler en musique, alors que d’autres détestent.

b. Sur la performance en arithmétique

Les résultats de 55 études combinées s’étalant de 1975 à 2022, menées dans le monde entier, impliquant 78 000 jeunes de la maternelle jusqu’aux étudiants d’université28, indiquent que la musique aide davantage à l’apprentissage de l’arithmétique que d’autres types de mathématiques. Elle aurait un impact plus important sur les élèves plus jeunes et ceux qui apprennent des concepts mathématiques plus basiques.

Boulier représentant l'apprentissage de l'arithmétique

Il a ainsi été démontré que la musique a des effets calmants auprès d’enfants hyperactifs, et accroît leurs performances en mathématiques.

c. Sur les personnes malades

La musique peut être utilisée pour aider les personnes souffrant de troubles de la mémoire, comme la maladie d’Alzheimer. Nombre d’études mettent en évidence les bénéfices des ateliers musicaux pour les personnes atteintes d’Alzheimer ; il en ressort qu’ils ont pour effets de réduire l’anxiété et la dépression, d’améliorer l’humeur des patients, leur communication, leur autonomie.

Comme la musique active des zones plus étendues dans les 2 hémisphères, les régions ayant subi d’importantes lésions peuvent être compensées par d’autres préservées. L’écoute de la musique agit également sur les émotions et a un effet stimulant sur la production de la dopamine, nécessaire dans la régulation du plaisir, de la motivation, du mouvement et des émotions. Bien qu’elle ne guérisse pas, elle réussit à activer les capacités résiduelles de la mémoire : alors que l’on a l’impression d’avoir les patients qui n’ont plus aucune mémoire, ils arrivent à retenir les mélodies nouvelles29 et sont capables de les reproduire, même s’ils n’en mémorisent pas les paroles.

Il a été montré qu’en présence de musique enjouées mélodieuses et familières, les patients ont une conversation plus fluide, plus riche, moins hésitante. D’autant que les chansons familières déclencheraient l’activité des régions frontales du cerveau, celles épargnées par les troubles liés à la maladie d’Alzheimer. Ils prennent la parole plus souvent, et de façon plus structurée, ce qui est déterminant tant on sait que les activités langagières sont perturbées dans la maladie d’Alzheimer et qu’il est important de les entraîner.

Deux personnes âgées occupées à faire un puzzle pour leur mémoire

La musique réduirait aussi l’anxiété des patients atteints de cancer.

Chez les seniors, elle permettrait de lutter contre le déclin du cerveau, elle est notamment utilisée comme complément thérapeutique chez les malades atteints de Parkinson30.

La musique améliorerait aussi la lecture des enfants atteints de dyslexie dans environ 60 % des cas.

Enfin, les patients post AVC qui ont subis des troubles du langage bénéficieraient aussi de la musique31. Car chanter des mots répétés fréquemment accompagnés d’une mélodie est en effet plus facile à retenir et à articuler et activerait plus facilement leur mémoire pour progresser dans la rééducation.

« L’effet Mozart » découvert dans cette étude32, serait aussi utilisé pour le traitement de l’épilepsie résistant aux médicaments, en particulier la Sonate K448 de Mozart (les autres morceaux n’ayant rien donné, en dehors de la sonate K54533). De nombreuses études sont sorties depuis lors sur le sujet. Si l’on croise les 25 études les plus sérieuses sur le sujet, on peut en retirer les éléments suivants :

  • En prenant en compte l’hétérogénéité des protocoles, l’écoute quotidienne de la sonate K448 de Mozart donne en moyenne une réduction de la fréquence des crises d’un tiers, et une réduction de 80% des pointes épileptiques chez les patients34. Les études montrent qu’une exposition de 30 secondes minimum est nécessaire pour avoir un impact significatif35.
  • Les recherches suggèrent que la réponse à K448 est plus complexe que les théories liées au système de récompense à la dopamine. La sonate de Mozart fonctionne sur des animaux, sur des patients qui dorment, et sur des patients dans le coma36.

Lors de petites opérations médicales parfois déplaisante, telle la coloscopie, l’écoute d’une musique lente serait efficace pour réduire la durée de la procédure et la quantité de sédation37. Elle réduirait bien sûr, comme nous l’avons déjà vu, l’état d’anxiété, mais aussi l’intensité de la douleur.

d. Sur la médecine douce

La musique permettrait de réduire de plus de 50 % l’usage médicamenteux, pour peu que l’on se base sur la personnalisation d’une liste pour la personne en particulier. Cette personne pourrait alors se concentrer sur la sensation de plaisir et détourner sa conscience de la douleur.

Boite de médicaments

Comme nous l’avons vu précédemment, les musiciens seraient aussi moins susceptibles d’être atteints de la maladie d’Alzheimer, car leur hippocampe serait hypertrophié et cette zone du cerveau est connue pour continuer de produire de nouveaux neurones tout au long de la vie. D’autant que la pratique d’un instrument régulier serait bénéfique à tout âge : il ne serait donc jamais trop tard pour commencer !

Selon plusieurs études38, l’écoute de la musique de Mozart chez le rat brun réduirait l’hypertension artérielle et augmenterait la production de dopamine. Cela contribuerait à une meilleure santé cardiovasculaire. Cela semble corroborer certaines études39 faites chez les jeunes adultes pré-hypertendus qui auraient ainsi amélioré leur pression sanguine après avoir écouté chaque jour 25 minutes de musique pendant 4 semaines.

Et comme nous l’avons vu précédemment, la musique que nous aimons libère de la dopamine qui a une action euphorisante, comme peut l’avoir le chocolat ou les sports extrêmes.

e. Sur la créativité

Les œuvres musicales ont une structure expressive suffisamment puissante pour générer des états émotionnels et évoquer des souvenirs et des associations. Elles peuvent aussi diminuer l’état d’anxiété, le niveau de stress et améliorer l’humeur. Mais en plus de cela, la musique, pour peu qu’elle soit écoutée au niveau d’une musique de fond40, soit environ 50 dB, améliorerait les performances dans les tâches créatives. En revanche, un niveau de bruit élevé(85 dB) nuirait à la créativité.

Photo artistique d'un homme se projetant plusieurs couleurs sur le corps

La musique instrumentale semble stimuler la créativité grâce à des facteurs tels que l’éveil émotionnel, l’interférence cognitive, la préférence musicale et la restauration psychologique. Cette étude41 remet même en question l’idée reçue selon laquelle seule une musique de fond positive stimulerait la créativité et valide empiriquement le modèle à deux voies (positive et négative) de l’influence émotionnelle sur la créativité.

Des études sur l’errance mentale, quant à elles, trouvent que l’effet décroissant de la musique joyeuse sur l’errance mentale peut être bénéfique pour attirer une attention soutenue pendant l’exécution des tâches dans des contextes éducatifs et réduire la rumination en tant que mode de pensée répétitive associé à la dépression. Alors que l’effet stimulant de la musique triste sur l’errance mentale, en revanche, pourrait être exploité pour améliorer la créativité4, la cognition sociale et la prise de décision chez des individus en bonne santé3.

f. Sur l’anxiété et la dépression

Elle nous déstresse : boule au ventre, appréhension… Pour se détendre, rien de mieux que d’écouter un peu de musique ! En effet, elle agit sur notre organisme et augmente la production d’hormones qui favorisent le bonheur, tout en éliminant les hormones liées au stress.

Homme anxieux se prenant la tête à deux mains

Dans une étude42 concernant 2 groupes de patient opérés du cœur, dont 1 groupe aurait écouté 30 minutes de musique douce et relaxante, comprenait différentes mélodies de style new-age, jouées avec un volume de 50 à 60 dB et diffusées via un oreiller musical, et l’autre non, les scientifiques ont regardé le niveau de cortisol (l’hormone du stress émotionnel ou physique). Cette étude prouve qu’après 30 minutes de musique, le groupe ayant écouté de la musique était moins sujets à l’anxiété et au stress. Par contre, après 30 nouvelles minutes sans musique, on retrouve les même niveau de stress dans les 2 groupes cible.

La musicothérapie pourrait aussi aider les patient atteints de troubles anxieux43. En particulier les méthodes réceptives ou les combinaisons d’approches réceptives et actives, offriraient des avantages psychologiques qui améliorent l’autonomie et la qualité de vie. La musique utilisée en thérapie peut aussi être utilisée pour les personnes souffrant de dépression44 en abaissant les symptômes dépressifs.

g. Sur le sommeil et la relaxation

Les effets apaisants d’une musique douce ont été observés à tous les âges de la vie. Qui n’a pas chanté une berceuse à un enfant pour l’aider à s’endormir ? La musique, en particulier les chansons douces, ont aussi la vertu de favoriser l’endormissement et d’aider à la relaxation. Dans cette étude46, une diversité a été observée à la fois dans les choix musicaux, qui reflétaient des préférences personnelles plutôt qu’une structure musicale unique. Elle aurait le pouvoir de distraire du stress de la journée, daider à se relaxer physiquement et mentalement pour s’endormir. La musique, comme expliquée précédemment, était personnelle et constituée généralement de pistes avec un tempo relativement lent (60 à 80 battements par minutes), une faible amplitude et des changements relativement faibles ou lents.

Jeune fille apaisée qui s'est endormie sur son bureau pendant qu'elle étudiait

La qualité du sommeil s’est aussi retrouvée améliorée chez les adultes entre 60 et 83 ans47 ainsi que chez les étudiants universitaires48.

La musique joue également un rôle important dans les activités de faible intensité telles que le yoga et le Pilates49, aidant à lâcher prise, à se détendre et à prendre du recul sur les situations qu’ils peuvent rencontrer.

h. Sur le sport

Si vous avez déjà fait du sport en musique à l’aide d’un casque à conduction osseuse, vous avez déjà du ressentir le boost qu’elle vous a donné. Mais celle-ci peut aussi avoir des effets bénéfiques sur notre performance sportive50. En effet, si une personne écoute une musique énergique, rythmée, elle sera davantage stimulée par la pratique d’un sport.

Nancy Becker51et ses collègues du Collège Ursinus de Pennsylvanie ont fait passer un exercice physique à des enfants de 9 à 11 ans, à des adultes de 18 à 55 ans et à des seniors âgés de 60 à 80 ans. Le kilométrage dans les deux conditions musicales (musique douce et musique rapide) était significativement plus élevé que lors de l’essai de contrôle par bruit blanc, sauf chez les sujets âgés. Pour les chercheurs, le rythme de la musique préparerait le corps à l’effort et à la résistance.

Homme qui court dans la nature

Une musique plus rapide peut également faire augmenter la vitesse des athlètes49 contrairement à la musique lente ou au bruit blanc (condition de contrôle). L’écoute accélère la respiration et fait augmenter la pression et le rythme cardiaque de façon proportionnelle au rythme de la musique et de sa complexité : plus une musique est rapide, plus ces paramètres s’élèvent, probablement à cause d’un effet de stimulation du système nerveux sympathique. Le système nerveux sympathique contrôle une grande parties des activités inconscientes du corps humain comme le rythme cardiaque.

La musique influencerait aussi la perception de l’effort, les sportifs peuvent ainsi faire de l’exercice plus longtemps et plus intensément parce que la musique leur donne l’impression que l’exercice est plus facile52. Elle nous ferait oublier notre état de fatigue et cela retarderait le moment où la volonté de ralentir la cadence se ferait sentir.

La musique aurait également un effet de motivation lors de la préparation psychologique à effectuer un sport ou un effort physique important. Ainsi, les effets positifs ont lieu autant avant que pendant la pratique du sport!

i. Sur les relations de coopération

La musique d’ambiance a aussi, chez les enfants en âge pré-scolaire53, une tendance à favoriser les interactions sociales de coopération. Ils auraient plus tendance à se parler et à jouer ensemble.

De la même manière, il a été prouvé que des adultes au travail14, soumis à une musique positive influencerait de manière significative et positive le comportement coopératif entre les employés. Elle jouerait le rôle de lubrifiant social. Les groupes de participants auxquels on passait de la musique joyeuse collaboraient nettement mieux que leurs homologues dans les groupes de contrôle sans musique. A l’inverse, la musique triste semble impacter l’humeur négativement.

Réunion de plusieurs bras adultes au travail pour symboliser la force de la collaboration

Et que penser des différents types de musique ? les psychologues Rona Fried et Leonard Berkowitz45 ont fait écouter à des étudiants 3 types de musique : une calme, une stimulante et une jugée “désagréable”. Après l’audition, chaque étudiant pouvait rentrer chez lui, mais au moment où il s’apprêtait à le faire, l’expérimentatrice lui annonçait qu’elle avait un service à lui demander, car elle manquait de temps. En l’absence de musique, 60% des étudiants ont consenti à l’aider. Après l’écoute de la musique douce, ce chiffre a atteint 90%, la musique stimulante n’a produit aucune amélioration, et la musique désagréable a même provoqué une baisse de 15% des bonnes volontés.

j. Sur les sensations fortes

La musique peut nous procurer de réelles sensation physiologiques. Quand vient notre morceau préféré, nos poils peuvent se hérisser, les larmes nous monter aux yeux, ou notre rythme cardiaque s’accélérer et un frisson nous parcourir… Les 50 expériences psychophysiologiques de l’étude de Gabrielsson54, rapportent la survenue chez 24 % de larmes, chez 10 % des frissons et chez 5 % de la chair de poule.

Jeune femme heureuse qui danse pendant qu'elle écoute de la musique

Les changements d’harmonie, les crescendos puissants ou encore certaines séquences mélodiques seraient plus propices à provoquer de l’émotion.

k. Sur l’estime de soi

La participation à des activités musicales, tel l’apprentissage d’un instrument ou du chant, en EMS renforce la confiance et l’estime de soi. Elle apporte de l’engagement et de la nouveauté dans la vie quotidienne, en offrant des possibilités d’apprentissage et en facilitant les relations interpersonnelles, sans oublier les interactions avec les musiciens impliqués. Les résidents apprécient la possibilité d’écouter des spectacles en direct dans le cadre des séances. Cette étude55 suggère que les résidents apprécient la musique et que les interventions basées sur la musique jouent un rôle important et direct dans l’amélioration de leur bien-être.

l. Sur l’amitié et le sentiment d’appartenance

La musique présente également des avantages sociaux, car elle sert d’intérêt et d’expérience partagée et favorise un sentiment de connexion et d’appartenance. Par exemple, le partage de goûts musicaux peut renforcer les amitiés entre les jeunes et favoriser la formation d’une identité sociale56. Les performances en solo serviraient d’indices importants pour l’identité sociale tout comme l’adéquation entre les tonalités des paroles et de la musique contribuerait au lien social.

Groupe d'amis qui jouent tranquillement de la musique ensemble

En outre, la participation à des activités musicales de groupe (telles que l’orchestre ou la chorale) montre que les élèves prennent davantage conscience de leurs points forts et de leur capacité à collaborer et à travailler en équipe. Ils prennent conscience de leurs compétences en matière de médiation, favorise leur expressivité, leur tolérance, leur motivation pour l’apprentissage des langues et font état d’un sentiment renouvelé de conscience de groupe et d’appartenance grâce à l’apport musical57.

Pour réduire l’effet du stress :

  • Choisissez des morceaux qui vous apaisent : même si la musique classique, le jazz doux ou les sons de la nature sont souvent recommandés pour s’apaiser, privilégiez la musique qui vous plaît vraiment et vous aide à vous sentir bien.
  • Intégrez la musique dans votre quotidien pour réduire le stress : profitez des moments de détente, comme les pauses au travail ou avant de dormir, pour écouter de la musique.
  • Pratiquez l’écoute active de la musique : focalisez-vous sur chaque instrument et chaque note. Cette attention détaillée est une forme de pleine conscience qui peut renforcer l’effet bénéfique de la musique sur votre humeur.
  • Associez musique et relaxation : utilisez une musique de fond douce lors de vos pratiques de relaxation telles que le yoga ou la méditation.

Pour améliorer sa mémorisation :

  • Utilisez une musique familière et prévisible : le rythme aide à structurer l’information, ce qui facilite la mémorisation et la récupération des données. Il a été trouvé qu’avec une musique familière et prévisible, les participants apprenaient et mémorisaient les séquences de formes plus rapidement, leur cerveau créant un cadre structuré pour les nouvelles informations. En revanche, une musique familière mais irrégulière rendait l’apprentissage plus difficile pour eux60.

Pour réduire la douleur en cas d’épilepsie résistante aux médicaments :

  • Écoute quotidienne de la sonate K448 de Mozart : pour voir si vous aussi vous pourriez réduire la fréquence des crises et leur intensité.

Pour améliorer votre créativité :

  • Écouter une musique instrumentale en tâche de fond (maximum 50dB) : positive ou négative, à vous de tâcher de découvrir si cela vous réussi.

Pour améliorer la qualité et le temps de sommeil :

  • Écouter de la musique à un tempo relativement lent (60 à 80 battements par minutes), une faible amplitude et des changements relativement faibles ou lents.

Pour un soutien sportif :

  • Utilisez une musique énergétique et rythmée. Plus rapide, elle fera augmenter vos paramètres physiologiques. Vous serez plus motivé et tiendrez plus longtemps.

Pour une meilleure ambiance au travail :

  • Celle-ci doit être en tâche de fond et à connotation positive pour fluidifier les interactions sociales, sans musique trop adorée ou détestée pour ne pas détourner l’attention.

La musique est bien plus qu’un simple son, il s’agit d’une sorte de langage qui s’adresse à chaque être humain. Elle peut, tour à tour, être utilisée comme moyen de communication, comme expression des sentiments ou encore comme moyen de vibrer tous ensemble.

Longtemps sous-estimée, les nombreuses études nous montrent toutes les influences possibles : sur notre humeur, nos émotions, notre sommeil, et bien plus encore.

Bien entendu, vous avez aussi pu voir dans cet article certains cas où elle pourrait être mal utilisée. Faites donc attention à son intensité, et protégez-vous correctement les oreilles pour conserver une vie plus active et joyeuse !

Jeune femme qui se relaxe dans l'herbe en écoutant de la musique

Avertissement : Ce résumé est informatif et à visée éducative. Il ne remplace pas un avis médical. En cas de doute, consultez un professionnel de santé.

Études scientifiques citées dans cet article pour référence :

  1. Capacité de traitement temporel des durées courtes chez l’enfant entre 1 & 4 ans. Anne Bobin-Bègue (2006)

2. Auditory Development in the Fetus and Infant. Stanley Norman Graven et Joy Browne (2008)

3. Effects of Sad and Happy Music on Mind-Wandering and the Default Mode Network. Liila Taruffi et al. (2017)

4. Inspired by distraction: mind wandering facilitates creative incubation. Baird, B. et al. (2012)

5. Letting go of the present: mind-wandering is associated with reduced delay discounting. J. Smallwood et al. (2013)

6. Evidence for the default network’s role in spontaneous cognition. Jessica R Andrews-Hanna et al. (2010)

7. When the brain takes a break: a model-based analysis of mind wandering. Matthias Mittner et al. (2014)

8. Emotional responses to music: the need to consider underlying mechanisms. Patrick N. Juslin et Daniel Västfjäll (2008).

9. Interactions between the nucleus accumbens and auditory cortices predict music reward value. Valorie N. Salimpoor et al. (2013).

10. Mapping aesthetic musical emotions in the brain. Wiebke Trost et al. (2012)

11. Functional centrality of amygdala, striatum and hypothalamus in a “small-world” network underlying joy: an fMRI study with music. Stefan Koelsch, Stavros Skouras (2014)

12. A penny for your thoughts: dimensions of self-generated thought content and relationships with individual differences in emotional wellbeing. Jessica R Andrews-Hanna et al. (2013)

13. The resting state questionnaire: an introspective questionnaire for evaluation of inner experience during the conscious resting state. Pascal Delamillieure et al. (2010)

14. Effects of background music on concentration of workers. Rong-Hwa Huang et Yi-Nuo Shih (2011)

15. Noise-Induced Hearing Loss: Overview and Future Prospects for Research on Oxidative Stress. Tsubasa Kitaa et al. (2025)

16. Hearing acuity in young people exposed to pop music and other noise. D.R. Hanson et R.W. Fearn (1975)

17. Depression Symptoms are Linked to Music Use. Sai Charan Kanagala (2021)

18. Group Rumination: Social Interactions Around Music in People with Depression. Sandra Garrido (2017)

19.Analysis and research on the influence of music on students’ mental health under the background of deep learning. Tyanying Wang et al. (2022)

20. Exposure to degrading versus nondegrading music lyrics and sexual behavior among youth. Stephen C. Martino (2006)

21. Sounds like a healthy retail atmospheric strategy: Effects of ambient music and background noise on food sales. Dipayan Biswas (2017)

22. Auditory changes in awake guinea pigs exposed to overcompressed music. Paul Avan et al. (2024)

23. The impact of screen time on child and adolescent development: a review. Priyanka Goswami et Vrajana Parekh (2023)

24. The influence of music on emotions and cravings in clients in addiction treatment: A study of two clinical samples. Geneviève A. Dingle et al. 2015

25. Music training improves verbal but not visual memory: cross-sectional and longitudinal explorations in children. Yim-Chi Ho et al. (2003)

26. Music training is associated with cortical synchronization reflected in EEG coherence during verbal memory encoding. Mei-Chun Cheug et al. (2017)

27. The Effect of Listening to Music While Studying on Memory Retention. Nader Aashraf et al. (2019)

28. Combining maths with music leads to higher scores, suggests review of 50 years of research. Simon Wesson et Ayca Akin (2023)

29. The promise of music therapy for Alzheimer’s disease: A review. Anna Maria Matziorinis et al. (2022)

30. Music Therapy and Parkinson’s Disease: A Systematic Review from 2015–2020. Manuel Joaquin Machado Sotomayor et al. (2020)

31. Music listening after stroke: beneficial effects and potential neural mechanisms. Teppo Särkämö et David Soto (2012)

32. The “Mozart effect” on epileptiform activity. J.R. Hughes et al. (1998)

33. Mozart k.545 mimics mozart k.448 in reducing epileptiform discharges in epileptic children. Lung-Chang Lin et Al. (2012)

34. Wired for sound: The effect of sound on the epileptic brain. Melissa Jane Maguire (2022)

35. Musical components important for the Mozart K448 effect in epilepsy. Robert J. Quon et al. (2021)

36. Is there a chronic change of the “Mozart effect” on epileptiform activity? A case study. J.R. Hughes et al. (1999)

37. Effect of music on procedure time and sedation during colonoscopy: A meta-analysis. Wilson WS Tam et al. (2008)

38. The effect of Mozart’s classical music on blood pressure in Wistar white rats. Rivans Jackson Tandirerung et al. (2023)

39. The effect of music on hypertensive patients. X.F. Teng et al. (2007)

40. Is Noise Always Bad? Exploring the Effects of Ambient Noise on Creative Cognition. Ravi Mhta et al. (2012)

41. The dual effect of background music on creativity: perspectives of music preference and cognitive interference. Xinyao Xiao et al. (2023)

42. The effect of music intervention in stress response to cardiac surgery in a randomized clinical trial. Ulrica Nilsson (2008)

43. The effects of music & auditory beat stimulation on anxiety: A randomized clinical trial. Adiel Mallik et Frank A. Russo (2022)

44. Effects of music therapy on anxiety and depression symptoms in adults diagnosed with mental disorders: a systematic review. Aline Raquel de Sousa Ibiapina et Luís Carlos Lopes-Júnior (2022)

45. Music Hath Charms … And Can Influence Helpfulness. Rona Fried et Leonard Berkowitz (1979)

46. The music that helps people sleep and the reasons they believe it works: A mixed methods analysis of online survey reports. Tabhita Trahan et al. (2018)

47. Music improves sleep quality in older adults. Hui-ling Lai et Marion Good (2005)

48. Effect of sleep ambient music on sleep quality and mental health in college students: a self-controlled study. Shun-Ping Hu et al. (2023)

49. Music in the exercise domain: a review and synthesis. Costas I Karageorghis et David-Lee Priest (2011)

50. Effects of Music in Exercise and Sport: A Meta-Analytic Review. Peter C. Terry et al. (2019)

51. Mellow and Frenetic Antecedent Music during Athletic Performance of Children, Adults, and Seniors. Nancy Becker et al. (1994)

52. Effects of Music on Perceptual and Affective Responses to Exercise. Luke Haile (2014)

53. Influence of Background Music on Preschoolers’ Behavior: A Naturalistic Approach. Maria Regina C.S. Godeli et al. (1996)

54. How do strong experiences with music relate to experiences in everyday listening to music? Alf Gabrielsson (2011)

55. Art for Ages: The Effects of Group Music Making on the Wellbeing of Nursing Home Residents. Paolo Paolantonio et al. (2020)

56. Music as social bonding: A cross-cultural perspective. Ivan Yilan Zou et William S.Y. Wang (2021)

57. A Music-Mediated Language Learning Experience: Students’ Awareness of Their Socio-Emotional Skills. Esther Cores-Bilbao (2019)

58. When music and long-term memory interact: effects of musical expertise on functional and structural plasticity in the hippocampus. M. Groussard M et Al. (2010).

59. The effects of musical practice on structural plasticity: the dynamics of grey matter changes. M. Groussard et Al. (2014)

60. Visual sequence encoding is modulated by music schematic structure and familiarity. Yiren Ren et Al. (2024)

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *